

Notre sélection des meilleurs ETF PEA



Tous les ETF ne sont pas logeables dans un PEA : l'enveloppe impose une exposition majoritairement européenne, ce qui exclut d'emblée la plupart des trackers américains ou mondiaux en réplication physique. La réplication synthétique permet toutefois de suivre le S&P 500, le Nasdaq ou le MSCI World tout en respectant cette contrainte. Voici comment fonctionne le couple ETF-PEA et notre sélection des meilleurs trackers éligibles en 2026.
Qu’est-ce qu’un ETF éligible au PEA ?
Les ETF (Exchange Traded Fund), ou trackers, sont des fonds indiciels qui reproduisent les performances d’un indice de référence, le CAC 40 par exemple. Ils vous permettent d’investir dans toutes les entreprises de l’indice d'un coup, vous faisant ainsi gagner un temps précieux, et donc de l’argent sur le long terme.
Malheureusement, tous les trackers ne sont pas éligibles au PEA. En effet, cette enveloppe fiscale impose un investissement dans la zone euro, élargi éventuellement à l’Union européenne. Il est cependant possible de contourner cette limite grâce à la structure de certains ETF !
Ainsi, trois types d’ETF sont éligibles au PEA :
- ceux qui investissent dans des indices européens
- ceux qui investissent dans un indice composé d’au moins 75 % d’entreprises dont le siège social se situe en Europe
- ceux qui utilisent la réplication synthétique, une méthode spécifique
C’est cette dernière qui vous permet de pouvoir investir en bourse hors Europe et de suivre des indices tels que le S&P 500 ou le Nikkei. Comment ? Tout simplement en utilisant un mécanisme de reproduction synthétique. Ces trackers éligibles au PEA investissent dans des actions européennes, puis les échangent contre les performances d’un panier d’actions étranger grâce au «swap» (échange) de performance.
Exemple : un ETF à réplication synthétique investi dans le CAC 40 et contracte un swap de performance avec un fonds chinois, le SSE 50. Le CAC 40 réalise + 1 % alors que le SSE 50 réalise + 3 %. Le fonds chinois doit payer la différence, + 2 %. Ainsi, le tracker réplique bien la performance de l’indice chinois, tout en étant investi à 100 % en Europe. La même logique peut être appliquée pour s'exposer aux pays émergents ou aux États-Unis.
Pourquoi investir dans les ETF via un PEA ?
Associer ETF et PEA est une combinaison appréciée des investisseurs. Fiscalité spécifique et gestion passive : tour d'horizon des éléments à considérer pour cet investissement long terme.
Performances annualisées, nettes de frais, en euros, dividendes réinvestis, relevées sur justETF en juin 2026. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ces chiffres reflètent surtout le comportement des indices sous-jacents (et donc leur niveau de risque), pas la qualité de gestion : un ETF se choisit selon votre allocation et votre tolérance au risque, pas seulement sa performance passée. Les deux ETF monde sont trop récents pour disposer d'un historique 3 et 5 ans.
Une fiscalité avantageuse
Le PEA est principalement utilisé pour sa fiscalité avantageuse. En effet, après 5 ans de détention, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu : seuls les prélèvements sociaux restent dus, au taux de 18,6 % depuis le 1er janvier 2026 (contre 17,2 % auparavant). Comparé au compte-titres, soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux), l'économie d'impôt atteint environ 41 % sur les gains.
De plus, il s’agit d’une enveloppe capitalisante. Il est ainsi possible de réaliser tous les arbitrages nécessaires à la bonne gestion de votre portefeuille tout en décalant l’imposition des dividendes de vos ETF à la clôture du PEA. Vous profitez du phénomène des intérêts composés !
D'ailleurs si vous voulez essayer de calculer votre performance potentielle notre simulateur de patrimoine pourra vous aider.
En contrepartie, le PEA, tout comme le livret A, est limité à un par personne majeure. Il est plafonné à 150 000 € et ne peut abriter que certains titres : les actions, les OPCVM et les ETF, situés en Europe.
Un produit boursier passif
L'ETF se caractérise notamment par sa gestion passive. En effet, il s'agit d’un produit boursier qui ne cherche pas à maximiser la performance d’un indice, mais qui se contente simplement de le répliquer. Il n’y a donc pas d’arbitrages en dehors de l’ordre de départ, d’achat ou de vente. Et qui dit peu d’arbitrages à réaliser, dit également peu de frais de gestion ! Les frais des ETF sont généralement inférieurs à 0,5 %, ils ne diminuent que peu le rendement de votre investissement. Il est important de comprendre qu'il faudra payer des frais de courtage lors de l'achat de fonds.
Simple d’accès, les parts d’ETF sont également disponibles à un prix abordable pour le nombre d’entreprises touchées. Ainsi, vous disposez d’un formidable moyen de diversifier votre portefeuille à un faible coût. En choisissant bien vos trackers éligibles au PEA, vous diluez le niveau de risque en cas d’événement boursier sur un ou plusieurs marchés.
Un instrument financier qui bat les gérants
Sur le long terme, la plupart des fonds gérés activement peinent à battre leur indice de référence une fois les frais déduits. La raison est mécanique : un fonds actif facture des frais bien plus élevés qu'un ETF (souvent autour de 1,5 à 2 % par an, contre moins de 0,5 % pour un tracker). Pour rester compétitif, il doit donc non seulement répliquer la performance de l'indice, mais la dépasser suffisamment pour absorber ces frais, un exercice que peu de gérants réussissent durablement.
D'après l'étude SPIVA Europe (S&P Dow Jones Indices), sur 10 ans, 93 % des fonds actions gérés activement ont sous-performé leur indice de référence. En captant cet indice à moindre coût, un ETF offre ainsi à l'investisseur une performance que la grande majorité des fonds actifs ne parvient pas à égaler.
Un ETF s’auto-ajuste
Les ETFs disposent d'un mécanisme de révision périodique de leur composition selon les règles de l'indice répliqué. Cette fonctionnalité résulte de leur structure basée sur la réplication d'un indice, qui est régulièrement révisé. Ainsi, sans intervention manuelle, les ETF s'adaptent aux changements du marché, ce qui peut contribuer à limiter les coûts de gestion, sans garantie de performance. Ainsi, plus de la moitié des actions présentes aujourd’hui dans le S&P500 n’y étaient pas il y a 20 ans !
Exemples d'ETF éligibles au PEA
Le qualificatif de « meilleur » ETF dépend bien sûr de vos objectifs et de votre profil d’investisseur. Certains se distinguent par leurs frais, leur liquidité ou leur niveau de diversification.
Voici quelques exemples d'ETF éligibles au PEA parmi les plus suivis, classés par grande zone géographique (liste non exhaustive, à titre illustratif) :
Quels sont les principaux ETF éligibles au PEA ?
De nombreux ETF sont éligibles au PEA. En effet, Euronext en référence plus de 150 ! Qu’il s’agisse de trackers 100 % européens ou de trackers suivant des indices étrangers, ils ne sont pas toujours facilement identifiables et n’affichent bien sûr pas tous les mêmes performances. Petit tour des meilleurs ETF sectoriels, monde et CAC 40 disponibles dans le cadre d’un PEA. À noter que les fonds peuvent tous être identifiés grâce à leur code ISIN, l'identifiant international des placements financiers.
Les ETF PEA sectoriels
Les ETF sectoriels, comme leur nom l’indique, sont des trackers dédiés à un secteur d’activité. Ce sont souvent des investissements de conviction, comme avec les ETF immobilier. Parmi les ETF sectoriels éligibles au PEA, on peut citer à titre d'exemple :
- immobilier : Amundi PEA Immobilier Europe (FTSE EPRA/NAREIT)
- écologie : Amundi MSCI EMU Climate Paris Aligned
- technologie : Amundi PEA Nasdaq-100
- industrie : Amundi PEA Dow Jones Industrial Average
- ESG : Amundi MSCI EMU ESG Selection
Les ETF CAC 40
Le CAC 40 est l’indice phare de la Bourse de Paris, de fait, tous les trackers CAC 40 sont éligibles au PEA. Ils bénéficient en général de frais de gestion plus faibles, autour de 0,2 %, et parfois d’un rendement plus élevé puisque l’imposition sur les dividendes ne se fait qu’en France. Les frais de courtage sur ces placements financiers dépendent de la plateforme de trading que vous utilisez. Parmi les trackers CAC 40 éligibles, on peut citer à titre illustratif :
- Amundi CAC 40
- BNP Paribas Easy CAC 40 ESG
Les ETF monde PEA
Pratiques pour diversifier son portefeuille en un clin d'œil, les ETF monde permettent d’investir dans un grand indice international et de capter les performances de l’économie mondiale. Le MSCI World est l'indice monde le plus répandu en PEA :
- iShares MSCI World Swap PEA
- Amundi PEA Monde (MSCI World)
Foire aux questions
Pourquoi investir dans des ETF en PEA ?
Investir dans des ETF via un PEA permet d'associer un produit à gestion passive et diversifié au cadre fiscal du plan d'épargne en actions. Le risque de perte en capital demeure.
Faut-il investir dans les ETF dans le cadre d’un PEA ou d’une assurance-vie ?
Les trackers sont disponibles aussi bien dans les PEA que dans les assurances-vie, et chaque enveloppe possède ses propres avantages fiscaux. Toutefois, le choix d’ETF est beaucoup plus restreint dans ces dernières. De plus, les frais de gestion et de courtage sont généralement beaucoup plus élevés. Le choix entre PEA et assurance-vie dépend de vos objectifs, horizon et situation personnelle ; il peut être utile de consulter un conseiller.
Quel est le plafond de versement d'un PEA ?
Le PEA classique est plafonné à 150 000 € de versements (300 000 € pour un couple détenant deux plans). Ce plafond porte sur les versements, pas sur la valeur du portefeuille, qui peut dépasser cette somme grâce aux plus-values. Le PEA-PME ouvre droit à 75 000 € supplémentaires.
Quels frais s'appliquent aux ETF dans un PEA ?
Deux niveaux de frais coexistent : les frais de gestion de l'ETF, souvent entre 0,15 % et 0,40 % par an, et les frais de courtage prélevés par votre intermédiaire à chaque ordre. Selon la plateforme, des frais de tenue de compte peuvent aussi s'ajouter.
Peut-on perdre de l'argent avec un ETF en PEA ?
Oui. Un ETF réplique son indice à la hausse comme à la baisse : le capital n'est pas garanti et une perte reste possible, notamment lors d'une baisse des marchés. La diversification et un horizon long terme permettent de limiter ce risque, sans l'éliminer.







