

Comment investir dans les startups ?



Investir dans les startups et Finary One
Investir directement dans les startups (FCPI, FIP, business angels, equity crowdfunding) offre une fiscalité avantageuse mais une dispersion de performance extrême. Finary One accompagne les investisseurs disposant de 500 000 € d'actifs investissables dans cette allocation à risqué eleve et horizon long.
- Sélection des véhicules adaptés (FCPI pour la réduction IR, FPCI pour les investisseurs avertis, fonds de venture institutionnels) avec analyse personnalisée des frais et du track record.
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Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft… Ces mastodontes américains, connus sous l’acronyme de GAFAM, ont tous comme point commun d’être passés un jour la case startup. Certains investisseurs en private equity (actions non cotées) ont fait fortune en misant très tôt sur ces futurs fleurons technologiques, à l’image de Peter Thiel qui transforma un investissement de 500 000 $ dans Facebook en plus d’1 milliard de dollars huit années plus tard. Mais ces success-stories ne doivent pas occulter la froide réalité du jeu concurrentiel. Aux États-Unis, la moitié des startups font faillite dans leurs 5 premières années, et ce chiffre monte à 90% sur le long terme. Mais, à l’image d’un Google ou d’un Amazon, dans certains cas, une plus-value sur une participation peut compenser des pertes sur d'autres, sans garantie.
Alors que l’investissement dans des startups était jusqu’à la fin des années 80 l’apanage des professionnels du private equity, il s’est fortement démocratisé avec l’arrivée d’internet dans les foyers. La réduction du nombre d’intermédiaires et des frais associés en font un investissement accessible aux particuliers, mais qui demeure risqué et illiquide.
Quel est le gain ou rémunération de l'actionnaire ?
Les particuliers investissant dans des startups en échange d’actions peuvent se rémunérer de deux manières : via les dividendes, qui correspondent à une partie de la trésorerie versée aux propriétaires de l’entreprise, et via la réalisation de plus-values lors de la revente d’actions. La première possibilité est rare dans le cas de jeunes entreprises, qui ont besoin de réinvestir chaque euro de trésorerie afin de financer leur croissance. La seconde option nécessite de trouver un acheteur qui accepte d’acquérir vos parts au prix désiré, ce qui implique un exercice de valorisation qui peut s’avérer complexe étant donné l’absence de capitalisation boursière et de revenus récurrents.
L'absence de dividendes et l'illiquidite des actions des startups sont des caracteristiques structurelles de cette classe d'actifs. Le modèle de Fama-French à trois facteurs, qui fait figure d’autorité dans le milieu de la finance universitaire, met en effet en valeur une anomalie de marché selon laquelle les actions des petites entreprises surperforment, en moyenne, les actions des grands groupes (les deux autres facteurs de surperformance étant l’investissement dans la valeur et la diversification du portefeuille). L’étude des deux économistes se concentre sur les petites capitalisations cotées, mais peut s’extrapoler aux startups, dont les taux de croissance potentiels s'accompagnent egalement d'un risqué d'echec plus eleve que celui des entreprises matures.
Investir via le crowdfunding
Une première manière d’investir dans des startups est de passer par des plateformes de crowdfunding. Nommées Wiseed, Crowdcube ou Sowefund, elles ont fleuri sur le web au cours de ces dernières années et proposent aux particuliers d’investir dans des startups avec un ticket d’entrée accessible à toutes les bourses.
Plusieurs modes de financement sont à distinguer : le crowdfunding, qui est un prêt octroyé à l’entreprise en échange du paiement d’un taux d’intérêt et le crowdequity pour lequel l’investisseur reçoit des actions de la société en échange de son investissement. Le premier présente un profil de risqué différent du second car, en cas de faillite de l’entreprise, les créanciers sont prioritaires sur les actionnaires pour le remboursement de leur créance. À noter cependant que de nombreuses startups, particulièrement dans le domaine de l’informatique, possèdent peu d’actifs tangibles et peuvent donc avoir une valeur de liquidation proche de zéro ; engendrant une perte sèche pour les prêteurs et les actionnaires.
Le rendement du second mode de financement est plus aléatoire, car dépendant non pas de la capacité financière de la firme à honorer ses dettes, mais de sa valorisation totale. Une entreprise qui survit financièrement peut ainsi enrichir ses créanciers tout en laissant ses actionnaires sur le carreau, faute de trésorerie permettant de verser des dividendes ou de progrès significatifs justifiant une hausse de sa valorisation. À l’inverse, dans le cas où les bénéfices de la startup décollent, les actionnaires récolteront les fruits de leur investissement, tandis que les créanciers ne toucheront qu’un taux d’intérêt fixe défini en amont lors de la contraction de l’emprunt.
Défiscalisation startups : pensez aux FCPI et FIP !
Les Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) et les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) sont deux véhicules financiers permettant d’investir dans des startups ou des PME, tout en bénéficiant d’une défiscalisation : une réduction d'impôt sur le revenu peut s'appliquer sous conditions (taux en vigueur à vérifier), dans la limite des plafonds légaux et du plafonnement global des niches fiscales, avec une prise en compte des versements effectués plafonnée à 12 000 euros pour une personne célibataire et de 24 000 euros pour un couple marié.
Concrètement, après avoir sélectionné le fonds qui l’intéresse, l’investisseur acquiert des parts auprès de son courtier ou de sa banque, qui sont bloquées pour une durée déterminée par les gérants du fonds (le plus souvent 8 ans). Les FCPI et les FIP sont des placements long terme, illiquides, comportant un risqué de perte en capital ; les gains ou pertes ne sont réalisés qu'au terme du blocage.
Les fonds de capital-risque (Venture capital)
Les fonds de capital-risque sont spécialisés dans la prise de participation dans des sociétés non cotées (private equity), qui sont le plus souvent des startups. L’objectif de ces fonds n’est pas d’accompagner ces entreprises jusqu’à leur phase de maturité, mais de les amorcer puis de les revendre dès que le business plan se matérialise par des recettes solides et en forte croissance.
Certains fonds de capital-risque sont cotés en bourse (Oaktree, Saratoga Investment, etc.) et certains sont éligibles au PEA, à l’image de la holding néerlandaise Prosus qui détient des participations à la fois dans des entreprises cotées (Tencent, Delivery Hero, Udemy…) et des startups non cotées ; ou encore du fonds français Eurazeo qui cumule plus de 31 milliards d’actifs sous gestion.
Conclusion
Quel que soit le vehicule envisage (crowdfunding, FCPI, FIP, fonds de capital-risqué), une analyse approfondie de la startup ou du fonds est indispensable. Il peut être utile d'analyser la solidité du projet, l’intégrité et les antécédents de l’équipe dirigeante et si des investisseurs institutionnels sont présents au capital de la société. Une fois ce travail de vérification effectué, il ne reste plus qu’à laisser le temps faire son œuvre pour, peut-être, espérer une plus-value, sans aucune garantie de succès.
Avertissements réglementaires :
Communication à caractère promotionnel. L'investissement comporte un risque de perte en capital, partielle ou totale. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Cet article a un caractère informatif et pédagogique ; il ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni une recommandation d'achat ou de vente, ni un conseil fiscal.
Cet investissement présente un risque d'illiquidité (revente non garantie, horizon long) et un risque de perte en capital. Les revenus et valorisations ne sont pas garantis.
Avant tout investissement, consultez le Document d'Informations Clés (DIC) et, le cas échéant, un conseiller habilité.
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