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Mounir Laggoune
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10/8/2026

Vendre via une SCI efface-t-il la plus-value immobilière ?

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Mounir Laggoune
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Mounir Laggoune
Vendre via une SCI efface-t-il la plus-value immobilière ? | Finary

Mis à jour le 10 août 2026.

Non. Vendre un bien via une société civile immobilière (SCI) ne fait pas disparaître la plus-value immobilière : cela change seulement le régime qui s'applique. Dans une SCI translucide, dite « à l'IR », c'est le régime des plus-values des particuliers, comme une vente en direct ; à l'impôt sur les sociétés, une plus-value professionnelle souvent plus lourde à la sortie.

Risque. Cet article a une visée informative et pédagogique ; il ne constitue pas un conseil personnalisé. Investir comporte des risques, notamment de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
L'essentiel
  • Dans une SCI translucide, la cession de l'immeuble (CGI art. 150 U) suit le régime des particuliers : 19 % d'impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 36,2 % avant surtaxe.
  • Les abattements pour durée de détention exonèrent l'impôt sur le revenu au-delà de 22 ans, mais les prélèvements sociaux seulement au-delà de 30 ans (BOI-RFPI-PVI-20-20).
  • Vendre les parts d'une SCI translucide relève du même régime (art. 150 UB), mais la durée de détention se décompte à partir de l'acquisition des parts par le cédant, pas de l'acquisition du bien par la société.
  • À l'IS, la plus-value devient professionnelle : les amortissements déduits sont réintégrés et aucun abattement pour durée de détention ne s'applique (BOI-IS-LIQ-10).
  • Les loyers comptent autant que la sortie : barème de l'impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux dans une SCI translucide, IS à 15 % puis 25 % après amortissements dans une SCI à l'IS.
  • Une plus-value imposable supérieure à 50 000 € déclenche une surtaxe progressive de 2 % à 6 % (art. 1609 nonies G).

Une SCI translucide vend-elle vraiment comme un particulier ?

Oui, au centime près. Sylvie a monté sa SCI il y a vingt-deux ans, avec son frère, pour acheter un petit immeuble de rapport. Aujourd'hui elle veut vendre, et une intuition la rassure : la société va absorber la plus-value, comme un écran. Le notaire la détrompe en une phrase. La SCI n'a rien effacé du tout.

Vous êtes peut-être au même endroit : un bien logé dans une SCI, une belle plus-value latente, et la conviction diffuse que la structure allège la note. Le vrai piège n'est pas le montant de l'impôt, c'est de découvrir trop tard qu'il est identique à une vente en direct.

Un point de vocabulaire s'impose avant les chiffres, car il commande tout le reste. On dit couramment « SCI à l'IR ». Le terme exact est SCI translucide : la société ne paie pas l'impôt elle-même, elle détermine un résultat que chaque associé déclare selon les règles qui lui sont propres (CGI art. 8). On parle d'impôt sur le revenu dans le cas particulier où tous les associés sont des personnes physiques : seules les règles de l'IR s'appliquent alors. Si l'un des associés est lui-même soumis à l'impôt sur les sociétés, un régime hybride s'installe dans la même SCI : la quote-part de cet associé est déterminée selon les règles de l'IS, celle des personnes physiques reste à l'IR (CGI art. 238 bis K, à vérifier). Cet article traite le cas standard, celui d'une SCI translucide détenue par des personnes physiques.

Quand une SCI translucide vend son immeuble, la plus-value est imposée exactement comme si vous vendiez en direct. L'article 150 U du Code général des impôts vise expressément les sociétés relevant des articles 8 à 8 ter. Chaque associé est imposé sur sa quote-part.

Le taux ? 19 % d'impôt sur le revenu (art. 200 B), plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Soit 36,2 % de la plus-value nette imposable, avant l'éventuelle surtaxe. Et non, la réforme de 2026 n'a pas porté ce taux à 18,6 % : la hausse des prélèvements sociaux frappe les revenus mobiliers et la location meublée, pas la plus-value immobilière, qui reste à 17,2 %.

Reste l'ingrédient qui change tout : le temps. La plus-value brute fond avec la durée de détention, mais à deux vitesses. Côté impôt sur le revenu, l'abattement atteint 100 % au bout de 22 ans. Côté prélèvements sociaux, il faut attendre 30 ans. « L'exonération des prélèvements sociaux est acquise au-delà d'un délai de détention de trente ans », précise le BOFiP. Entre 22 et 30 ans, la plus-value est donc exonérée d'impôt sur le revenu, mais reste soumise, en partie, aux prélèvements sociaux.

Dernier étage : au-delà de 50 000 € de plus-value imposable, une surtaxe progressive de 2 % à 6 % s'ajoute (art. 1609 nonies G). La SCI translucide ne coupe rien de tout cela.

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Faut-il vendre l'immeuble ou les parts de la SCI ?

Dans une SCI translucide, les deux voies mènent au même régime de plus-value. Vendre les parts plutôt que l'immeuble ne fait pas basculer vers une fiscalité plus douce.

Quand vous cédez des parts d'une SCI translucide dont l'actif est principalement immobilier, l'article 150 UB soumet le gain « exclusivement » au régime des plus-values immobilières des particuliers. Mêmes 19 % plus 17,2 %, mêmes abattements pour durée de détention, même surtaxe que sur la vente de l'immeuble. Sur ce point, précisons juste que la société doit être « à prépondérance immobilière », c'est-à-dire détenir pour plus de 50 % de son actif des immeubles non affectés à son exploitation (art. 150 UB) : une SCI dont l'objet et l'actif sont exclusivement immobiliers, cas retenu ici, l'est par construction.

Mais un paramètre change du tout au tout selon la voie choisie : le point de départ du compteur. Les délais de détention se calculent par périodes de douze mois, de la date d'acquisition à la date de cession (BOI-RFPI-PVI-20-20). Or l'objet cédé n'est pas le même dans les deux cas.

  • Vous vendez les parts de la SCI : la durée se décompte à partir de la date d'acquisition des parts par le cédant (art. 150 UB). Un associé entré il y a trois ans dans une SCI trentenaire n'a que trois ans d'antériorité.
  • La SCI vend l'immeuble : la durée se décompte à partir de la date d'acquisition du bien par la société elle-même (art. 150 U). L'ancienneté est celle de la société, pas celle des associés.

La conséquence est majeure, et rarement anticipée : quand des parts de SCI sont revendues à un tiers, ce tiers bénéficie de l'antériorité de détention du bien par la SCI, même s'il vient d'acquérir ses parts très récemment. S'il fait ensuite vendre l'immeuble par la société, l'abattement pour durée de détention se calcule sur les années de détention de la SCI, qui peuvent le conduire jusqu'à l'exonération complète. À l'inverse, s'il revend ses parts peu après les avoir achetées, il repart de zéro. Une même opération, deux compteurs, deux factures.

La cession de parts comporte en outre ses propres coûts de transaction. Les parts d'une SCI à prépondérance immobilière supportent un droit d'enregistrement de 5 % (art. 726), contre 3 % pour les autres sociétés civiles. Et si les parts sont vendues dans les trois ans d'un apport d'immeuble à la SCI, l'article 727 requalifie l'opération : ce sont les droits de mutation immobiliers qui s'appliquent, pas le simple droit de cession de parts.

Et si la SCI est à l'impôt sur les sociétés ? La facture différée

À l'IS, la plus-value n'est plus celle des particuliers : c'est une plus-value professionnelle, calculée sans aucun abattement pour durée de détention. Ici, le temps ne joue plus en votre faveur à la sortie. Mais raisonner uniquement sur la sortie fait passer à côté de l'essentiel : ce qui se joue pendant les quinze ou vingt ans de détention.

Pendant la détention, les loyers décident souvent avant la plus-value

Dans une SCI translucide, les loyers de location nue sont des revenus fonciers, imposés au barème de l'impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux (CGI art. 8 ; art. 31 et 32 pour la détermination du résultat foncier). Pour un associé déjà à une tranche marginale de 41 % ou 45 %, la ponction sur chaque euro de loyer approche 58 à 62 %. Le loyer arrive, l'impôt part, et il ne reste presque rien pour rembourser le capital du crédit.

Dans une SCI à l'IS, la même recette locative entre dans un résultat calculé après déduction des charges et des amortissements de l'immeuble. Le résultat imposable est souvent proche de zéro pendant de longues années, et l'impôt s'applique à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice pour les PME éligibles (chiffre d'affaires sous 10 M€, capital détenu à 75 % au moins par des personnes physiques), 25 % au-delà (BOI-IS-LIQ-10). Le cash reste dans la société et sert la dette.

C'est ce second point, et non la plus-value, qui tranche le plus souvent l'arbitrage pour un haut patrimoine ou un haut revenu dont la tranche marginale est déjà élevée : encapsuler les revenus locatifs dans une société à l'IS pendant la phase de détention améliore la rentabilité nette de l'actif et facilite le remboursement de la dette, quitte à accepter une revente plus coûteuse à terme. Une nuance à garder en tête : sortir cette trésorerie de la société vers le patrimoine privé déclenche la flat tax de 31,4 % sur les dividendes (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026).

À la sortie, les amortissements reviennent

La différence tient en un mot : amortissement. Chaque euro déduit pendant la détention réduit la valeur nette comptable de l'immeuble. À la revente, la plus-value se calcule sur cette valeur nette comptable, pas sur le prix d'achat. Plus vous avez amorti, plus la plus-value taxable gonfle, et aucun abattement de durée ne vient l'alléger.

C'est la facture différée. L'avantage de l'IS est immédiat et visible ; son coût n'apparaît qu'au moment de la cession, dans le calcul de la plus-value.

Vendre les parts d'une SCI à l'IS : la règle que l'acquéreur applique toujours

La vente des parts d'une SCI à l'IS sort du régime immobilier. L'article 150 UB ne vise que les sociétés translucides ; céder des parts d'une SCI à l'IS relève des plus-values mobilières (art. 150-0 A), donc en principe de la flat tax à 31,4 %. Attention à ne pas confondre les deux mondes : ce 31,4 % ne concerne que ce cas précis, jamais la plus-value immobilière d'une SCI translucide, qui reste à 36,2 %.

Mais le taux affiché ne dit pas le coût économique réel. Lorsque l'immeuble figure au bilan pour une valeur nette comptable réduite par les amortissements pratiqués, l'acquéreur des parts demande un prix diminué de l'impôt sur les sociétés latent sur la plus-value. La logique est mécanique : en achetant les parts, il récupère les mêmes actifs au même bilan, avec la même plus-value latente à supporter le jour où l'immeuble sera vendu. Cette décote n'a aucune base légale, c'est une pratique de négociation, et elle est systématique dans les transactions sur parts de sociétés à l'IS. Le vendeur paie donc l'IS latent, non pas au fisc, mais dans le prix.

Voie de cessionLoyers pendant la détentionRégime de plus-valueFiscalité indicative de la plus-valueAbattement pour durée
Immeuble vendu par une SCI translucideRevenus fonciers au barème de l'IR (TMI jusqu'à 45 %) + 17,2 % de PSPlus-value des particuliers (150 U)19 % IR + 17,2 % PS = 36,2 %Oui : IR à 22 ans, PS à 30 ans, durée décomptée depuis l'acquisition du bien par la SCI
Parts d'une SCI translucide à prépondérance immobilièreRevenus fonciers au barème de l'IR + 17,2 % de PSPlus-value des particuliers (150 UB)19 % IR + 17,2 % PS = 36,2 %Oui, mais durée décomptée depuis l'acquisition des parts par le cédant
Immeuble vendu par une SCI à l'ISRésultat après amortissements : IS 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % ; flat tax 31,4 % en cas de distributionPlus-value professionnelleIS 15 % / 25 % après réintégration des amortissementsNon
Parts d'une SCI à l'ISRésultat après amortissements : IS 15 % / 25 % ; flat tax 31,4 % en cas de distributionPlus-value mobilière (150-0 A)Flat tax 31,4 %Non, et décote d'IS latent négociée par l'acquéreur

Lecture indicative des régimes, hors surtaxe et hors situations particulières (résidence principale, non-résidents). Les pourcentages indiqués sont des taux d'imposition, pas des indications de rendement.

À l'IR, la durée réduit la note ; à l'IS, les amortissements réintégrés créent une facture différée. Aucune des deux voies n'efface la plus-value.

Il n'existe donc pas de régime gagnant dans l'absolu, seulement deux logiques opposées : la SCI translucide récompense la durée mais taxe les loyers au barème, l'IS allège les loyers puis présente l'addition à la sortie. Le bon choix dépend de l'horizon de détention, de la tranche marginale des associés, du niveau d'amortissement et de l'objectif de transmission.

Le cas qui cumule les deux avantages : la location meublée

Un régime échappe encore, à ce jour, à cet arbitrage binaire : la location meublée non professionnelle (LMNP), exercée en direct ou via une société dédiée comme la SARL de famille (art. 239 bis AA, à vérifier). Les loyers relèvent des bénéfices industriels et commerciaux, ce qui autorise l'amortissement du bien pendant la détention, avec des prélèvements sociaux à 18,6 % sur le résultat ; le statut reste non professionnel tant que les recettes du foyer ne dépassent pas 23 000 € ou restent inférieures aux autres revenus professionnels (art. 155, IV). Et à la revente, c'est le régime des plus-values des particuliers qui s'applique, avec ses abattements pour durée de détention.

Autrement dit, un schéma LMNP porté sur 30 ans écrase l'imposition des revenus locatifs pendant la détention, puis aboutit à une exonération complète de la plus-value de cession à long terme, l'abattement effaçant l'impôt sur le revenu à 22 ans et les prélèvements sociaux à 30 ans. Une réserve, et elle est sérieuse : l'étau se resserre sur ces avantages. Depuis la loi de finances 2025, les amortissements déduits sont réintégrés dans la plus-value imposable des LMNP (art. 150 VB), ce que seule une détention très longue neutralise. Un régime à instruire avec un fiscaliste avant de s'engager, pas à copier.

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Une SCI n'est qu'une des façons de détenir de l'immobilier, à côté de la détention en direct, de la location meublée ou de la pierre-papier comme les SCPI, les foncières cotées ou un ETF immobilier. Comme le rappelle Mounir Laggoune dans Investir pour être libre, on transmet des parts plutôt qu'un immeuble en indivision, mais l'outil ne remplace jamais la stratégie. Le même raisonnement vaut pour la gestion locative : le régime fiscal se choisit avec l'horizon, pas après.

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Questions fréquentes

Vendre l'immeuble de la SCI ou vendre ses parts coûte-t-il moins cher ?

Dans une SCI translucide, non : les deux relèvent du même régime des plus-values des particuliers (art. 150 U et 150 UB), avec le même taux global de 36,2 % et les mêmes abattements pour durée de détention. La cession de parts supporte en plus un droit d'enregistrement de 5 %. En revanche, le décompte de la durée de détention diffère selon la voie retenue.

La durée de détention se calcule-t-elle de la même façon sur les parts et sur le bien ?

Non, et c'est une différence décisive. Quand les parts sont cédées, la durée court depuis la date d'acquisition des parts par le cédant (art. 150 UB). Quand c'est la SCI qui vend l'immeuble, elle court depuis la date d'acquisition du bien par la société (art. 150 U). Conséquence : un tiers qui rachète des parts bénéficie de l'antériorité de détention du bien par la SCI, même s'il vient d'entrer au capital.

Une SCI à l'IS permet-elle de payer moins d'impôt ?

Pendant la détention, souvent oui : les amortissements réduisent le résultat imposable et l'IS s'applique à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis 25 %, là où des revenus fonciers seraient taxés au barème de l'IR plus 17,2 % de prélèvements sociaux. À la revente, l'avantage s'inverse : la plus-value est professionnelle, calculée après réintégration des amortissements et sans abattement pour durée de détention.

Au bout de combien d'années la plus-value immobilière d'une SCI est-elle exonérée ?

Pour une SCI translucide, l'exonération d'impôt sur le revenu est acquise après 22 ans de détention, et celle des prélèvements sociaux après 30 ans. Entre 22 et 30 ans, la plus-value reste partiellement soumise aux prélèvements sociaux. Aucune exonération de ce type n'existe à l'IS.

Pourquoi l'acquéreur de parts d'une SCI à l'IS demande-t-il une décote ?

Parce qu'il reprend le bilan tel quel, avec un immeuble à une valeur nette comptable réduite par les amortissements et donc une plus-value latente intacte. Il négocie un prix diminué de l'impôt sur les sociétés latent qu'il supportera le jour de la revente du bien. C'est une pratique de marché, sans base légale, mais systématique.

Passer par une SCI change-t-il les prélèvements sociaux sur la plus-value ?

Non. La plus-value immobilière d'une SCI translucide reste soumise aux prélèvements sociaux à 17,2 %, comme une vente en direct. La hausse de 2026 à 18,6 % vise les revenus mobiliers et la location meublée, pas la plus-value immobilière.

Sources

Avertissements réglementaires :

Communication à caractère promotionnel. L'investissement comporte un risque de perte en capital, partielle ou totale. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Cet article a un caractère informatif et pédagogique ; il ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni une recommandation d'achat ou de vente, ni un conseil fiscal.

Avant tout investissement, consultez le Document d'Informations Clés (DIC) et, le cas échéant, un conseiller habilité.

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Mounir est le co-fondateur et CEO de Finary. Il est passionné de finances personnelles et partage ses connaissances tous les vendredis sur BFM Business dans l'émission "Tout pour investir" ainsi que deux fois par semaine sur la chaîne Youtube Finary

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